La Folie, en la Psychanalyse


 

A la découverte de S. Freud de l'Inconscient, la Folie retrouve en partie son sens et ses dimensions anthropologiques.

Elle cesse en effet, d'être une simple maladie déficitaire. Elle est à tout nouveau reconnu comme une tentative pour l'Homme, de dépasser ses conflits originaires.

Elle est aussi, avec l'antipsychatrie des années 1960, (mouvement Philosophique et Médical critiquant la conception occidentale de la Folie et le rôle des médecins psychiatres dans la société), reconsidérée comme une expérience postive et là aussi comme une tentative pour l'individu de sortir des conflits familiaux et sociaux, du conformisme, de la norme, pour retrouver son authenticité, son originalité, ses possibilités créatives.

Enfin, l'Ethnopsychiatrie, (étude des traitements des maladies mentales en fonction des groupes ethniques ou culturels auxquels appartiennent les sujets qui en sont atteints), et le  courant Culturaliste relativisent la notion de Maladie mentale et redonnent à la folie, dans une certaine mesure, une perspective plus vaste sinon universaliste.

Ils ont montré "les limites d'une conception trop ethnocentrique de la Folie" et les faiblesses d'une institutionnalisation de la déviance" en la citation de d'E. Roudinesco.

Il se peut que le XXie siècle assiste à la disparition de la Psychiatrie en tant que spécialité médicale.

d'un côté, la biologisation forcenée de la maladie mentale, avec l'idéologie d'une Psychopharmacologie se voulant triomphante qui la sous tend, conduirait à traiter dans le cadre de la médecine somatique ce qui ne sera plus que des troubles du comportement répertoriés dans un manuel de diagnostics.

Et de l'autre côté, la folie retrouverait ses droits, en quelque sorte, et reprendrait sa place dans la culture, et dans ce qui est au plus intime de chaque être humain, la contradiction nécessaire, dramatique et fondamentale de l'esprit de l'Homme entre Raison et Déraison.

******************

Retour