L'amour est caractérisé, dans la vision
Freudienne, par la privation.
Le sujet paie, en aimant, une partie de son narcissisme.
Il perd une partie de sa personnalité au profit de l'aimé, qui est "élevé"
comme un Idéal Sexuel ou comme un Idéal du Moi, déjà constitué.
L'investissement d'objet dépend de la constitution
de l'altérité, en son mode. S. Freud présenta ce principe sous le terme de : "l'Amour
de transfert".
Un amour qui oscille entre l'Amour et la Haine. Le
sacrifice de l'objet, seul, peut permettre la prise de conscience de l'Amour naissant plus particulièrement
de l'absence que de la présence.
S. Freud a isolé 3 types de de conflits issus
de la Libido :
L'Érotique : qui se caractérise par
l'angoisse de perdre l'amour.
L'Obsessionnel : qui est dominé par l'angoisse
morale
Le Narcissique : le miroir dans lequel le sujet se
refuge.
Cependant ces trois types, selon S. Freud, ne sont
pas homogènes. On peut assigner toutefois, l'Érotique et le Narcissisme comme la réunion des
contradictions.
Aimer l'autre, est ce s'aimer soi même ?
L'Illusion, mise en évidence, celle qui s'instruit
entre le Moi et l'Amour, s'oppose sous le mouvement de la séduction et de l'Amour.
Il se remarque toutefois que l'inhibition de
la curiosité sexuelle et la difficulté de penser ou l'absence d'activités érotiques
et la perte du goût de vivre, par exemple, entraîne le sujet dans un éloignement de la réalité.
Le sujet qui veut atteindre la pleine satisfaction
amoureuse, selon S. Freud, doit renoncer à certains types de respect humain ou d'idéalisation.
L'Eros ne cesse d'osciller entre le délire et
la volonté d'union ; il hésite à se déterminer comme manière de jouir, d'éluder
le désir ou de le transformer ; car il repose d'abord sur l'illusion qui représente l'amour comme
Soi.
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